Bill Clinton vient de réussir un sacré coup.
Resurgir sur la scène internationale, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps, si ce n'est, par le biais de sa femme depuis les élections américaines.
Redorer (si besoin) le blason de la gauche américaine.
Libérer deux prisonnières journalistes. Tout de même.
Mais surtout, fournir un sacré casse tête au monde politique.
Un casse tête qui en fait n'en est pas un.
Revenons donc sur cette mission éclair.
Bill Clinton arrive en avion en Corée du Nord. Là bas il s'entretient longuement avec Kim-Jong Il, obtient de celui-ci la libération immédiate de deux journalistes prisonnières : Laura Ling et
Euna Lee.
Tout ce petit monde s'envole alors pour les Etats-Unis et ils y arrivent, attendus par 200 journalistes.
Remerciements, larmes de joie, saluts, applaudissements...
Mais très vite, du coté de la Corée, on annonce que Bill Clinton est venu en mission spéciale pour le compte de la maison blanche.
L'ancien président américain se serait excusé au nom de son pays pour le comportement de ses journalistes, et les relations entre les deux pays seraient en bonne voies pour s'améliorer.
Autant d'affirmations que Washington s'est empressé de démentir.
Bill Clinton n'était pas envoyé par la maison blanche. Pour preuve : l'avion qu'il utilisait ne portait aucun sigle officiel.
Par pitié qu'on arrête de nous prendre pour des imbéciles !
Bill Clinton était bel et bien envoyé par Barack Obama, sans ça, il n'aurait surement pas obtenu la libération des deux femmes.
Quoi de plus simple que de prendre un avion privé pour avoir une protection en cas de fuites ou d’echec ?
La seule chose qui importe dans cette affaire, c'est de savoir pourquoi le gouvernement a voulu cacher son implication dans cette affaire.
Pour moi, c'est au niveau des compromis offerts en échange de la libération que tout se joue.
Je ne sais pas lesquels, mais ça doit pas être joli joli.
De l'argent, des armes, de l'uranium enrichis ? Avec les américains on peut s'attendre à tout.
En tout cas, puisque Mr. Clinton a l'air de vouloir lancer la mode des anciens présidents qui libèrent des prisonniers en territoires ennemis, je suggère à M. Giscard et M. Chirac de faire leurs
bagages : objectif Florence Cassez !
Par Florian Jeunot
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