Mardi 1 septembre 2009

Les régionales approchant, le débat sur le cumul des mandats ressurgit.
Même si la loi interdit le cumul de mandats électifs, elle n'empêche pas un ministre d'être maire ou président de conseil général ou régional.


Petit retour en arrière historique.


"Autrefois", la pratique était courante.
De 1981 à 1984, Pierre Mauroy fut à la fois premier ministre et maire de Lille. Entre 1986 et 1988, Jacques Chirac cumula les fonctions de chef du gouvernement et de maire de Paris. À peine nommé premier ministre en 1995, Alain Juppé devint maire de Bordeaux.

Puis vint l'arrivée de Lionel Jospin à Matignon.
Il entreprit très vite de combattre cet usage afin de «moderniser la vie politique française». Dès la formation de son gouvernement, il invita ses ministres à céder progressivement leurs fonctions exécutives locales. Catherine Traut­mann, alors ministre de la Culture et de la Communication et porte-parole du gouvernement, transmit ainsi son fauteuil de maire de Strasbourg à son premier adjoint. Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur à l'époque, fit de même à Belfort.

À l'occasion des municipales de 2001, Jospin devint plus insistant et enjoignit à ses ministres qui briguaient une mairie de choisir entre leurs fonctions gouvernementales et leur écharpe tricolore en cas de victoire. Les intéressés ayant été pour la plupart battus, ce choix cornélien leur fut épargné.

 

Jacques Chirac, réélu en mai 2002, reprit à son compte la règle édictée par Jospin tout en admettant des dérogations qui la fragilisèrent. Alors ministres, Hubert Falco et Marie-Josée Roig furent autorisés à demeurer respectivement maire de Toulon et d'Avignon. Affaibli par la large victoire du non lors du référendum du 29 avril 2005, Jacques Chirac dut ensuite accepter que Nicolas Sarkozy redevienne ministre de l'Intérieur tout en conservant la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine. Arguant de ce précédent, d'autres ministres de l'équipe Villepin - tels Jean-François Copé, Pascal Clément, Christian Estrosi ou François Baroin - retrouvèrent bientôt leurs fonctions locales.

 

Après son élection à l'Élysée en mai 2007, Nicolas Sarkozy autorise de nouveau le cumul d'un portefeuille ministériel et d'un fauteuil de maire ou d'une présidence de conseil général ou de conseil régional. Dix ans après son adoption, l'usage du «non-cumul» ne s'est pas enraciné dans la vie politique et disparaît… avant d'être de nouveau préconisé à la faveur des élections régionales.

 

 

Pour commencer, qui serait concerné ?
Une dizaine de ministres, soit un quart du gouvernement.
Six sont déjà investis : Xavier Darcos (Aquitaine), Valérie Pécresse (Ile-de-France), Roselyne Bachelot (Pays de la Loire), Bruno Le Maire (Haute-Normandie), Hervé Novelli (Centre), Alain Joyandet (Franche-Comté).
D'autres sont pressentis : Dominique Bussereau (Poitou-Charentes), Valérie Létard (Nord-Pas-de-Calais), Hubert Falco (Paca) et Marie-Luce Penchard (Outre-mer). Brice Hortefeux en revanche renoncerait sur la demande de Sarkozy et Fillon.

Ensuite, pourquoi une telle décision ?
La décision peut en effet intriguer fortement.
A l'heure ou la majorité a terriblement besoin de reconquérir les régions, il semble logique que les plus a même d'opérer cette reconquête soit les figure les plus emblématique du parti. Et qui de plus emblématique, de plus lourd politiquement qu'un membre du gouvernement ?
En réalité, si Nicolas Sarkozy et Xavier Bertrand appuient cette règle, c'est pour ne pas perdre la face aux yeux des français et de l'opposition.
La règle a été durement appliquée lors des dernières élections européennes, aucunes raisons que les régionales ne fassent exceptions...
(A moins que l'objectif des européennes était de se débarrasser d'un(e) ministre... ?)

La situation ne plait en tout cas pas à bon nombre de ministres.
Certains estiment que les cas doivent être étudiés séparément en fonction de l'importance de la région.
D'autres ne comprennent pas une telle mesure.
Et d'autres (deux seulement) sont tout à fait à l'aise. C'est le cas de Valérie Pécresse et Bruno Le Maire. La ministre de l'En­seignement supérieur a toujours dit qu'elle quitterait le gouvernement en cas de victoire. Tout comme son collègue de l'Agriculture qui se lance dans un combat difficile en Haute-Normandie.


Un débat qui promet de l'action.

Par Florian Jeunot
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Samedi 22 août 2009

C'est quasi-officiel, il ne manque plus que la date exacte.
Le gouvernement devrait être complété la semaine prochaine par deux nouveaux venus.

Objectifs : Poursuivre l'ouverture et récompenser un fidèle d'entre les fidèles.

La semaine prochaine donc, C'est Paul Giacobbi et Frédéric Lefebvre qui feront leur entrée au gouvernement.

Paul Giacobbi, 52 ans, député et président du conseil général de Haute-Corse, est une figure des Radicaux de gauche. Fils et petit-fils de ministre, cet énarque entretient depuis de longue date de très bonnes relations avec Nicolas Sarkozy.
Il devrait succéder, avec deux mois d'écart, au secrétariat d'État à la Fonction publique à André Santini.
On murmure d'ailleurs que M. Giacobbi serait en train de faire monter les enchères en réclamant un ministère plein et non un secrétariat d'Etat.

Frédéric Lefebvre, 45 ans, est porte-parole de l'UMP, c'est un ami très proche de Nicolas Sarkozy et un de ses plus fervent fidèles.
Son futur poste n'est pas encore totalement définit, mais on souffle le portefeuille de la Consommation.

On murmure aussi qu'une troisième nomination serait à l'étude. Mais rien de sur, «Le président n'en veut pas plus de deux ou trois maximum», prévient-on à l'Élysée.

Vraisemblablement, ces nominations devraient s'accompagner de vives critiques de l'opposition.

Pour plusieurs raisons :
- La nature des deux hommes concernés : l'un a gauche, l'autre de droite bien connu pour être très virulent.
- Le calendrier : Ces nominations vont arriver au moment de l'université d'été du PS, ambiance garantie.
- L'ancienne promesse du Président : En 2007, lors de sa campagne présidentielle, Sarkozy avait annoncé et promis une équipe de 15 ministres, pas un de plus, pas un de moins, et la parité totale. Qu'en est-il aujourd'hui... On s'apprête à passer la barre des 40 membres...
Alors certes, certains anticipent déjà en citant les gouvernements de Michel Rocard (48 membres en 1988), ou de Jacques Chirac (44 membres en 1986).

Mais bon, une promesse c'est une promesse...

Par Florian Jeunot
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Mercredi 19 août 2009
Arnaud Montebourg vient de publier sur le site web du Nouvel Observateur une tribune enflammée.

Je vous laisse lire ça.

Donc en gros, c'est son dernier combat. Si il n'y a pas de primaires ouvertes en 2012 afin de désigner le champion socialiste, Montebourg quittera le PS.
Un rendez-vous a ne pas manquer.

Pour moi, Montebourg est de loin un des socialistes les plus prometteurs. Il est jeune, courageux, présents, connait ses idées. C'est la relève.
Son départ serait vraiment dangereux, il précipiterais alors le PS a terre pour de bon.

On voit bien que de plus en plus l'étau se ressere autour de ce parti. Un parti jadis grand mais qui n'est aujourd'hui plus l'ombre de lui même.
Malheuresement, certains devraient se faire une raison et reconnaitre qu'en politique le recyclage marche rarement...
Par Florian Jeunot
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Vendredi 14 août 2009
Par Florian Jeunot
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Jeudi 13 août 2009
C'est Frédéric Nihous qui l'a annoncé dans une interview au Figaro : Le mouvement Chasse Pêche Nature Tradition est en négociation avec Xavier Berttrand pour rejoindre le parti de la majorité.

Autant dire que c'est chose faite.

Après le ralliement du MPF de Philippe de Villier, c'est donc ce petit parti qui vas être "absorbé" par l'UMP.

Un évenement assez important, puisque jusqu'alors le CPNT avait choisit de rester apolitique, revendiquant une ligne "ni droite, ni gauche".
Son corps électoral est donc composé de chasseurs de droite et de gauche, reste a savoir si ces derniers suivrons le mouvement.

Les raisons de ce rapprochement ?
Selon M. Nihous, le CPNT est en accord avec l'UMP sur bien des points : date de l'ouverture de la chasse au gibier d'eau, sylviculture dans le sud-ouest, diversité agricole... et... une aversion pour François Bayrou !

Tout cela continue de renforcer la majorité présidentielle qui a déjà mis le cap sur les prochaines élections régionales.

M. Nihous a ajouté qu'il avait tendu la main à tout les partis, et que le PS l'avait envoyé sur les roses.
Par Florian Jeunot
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